Cadencier de commande : décider quoi commander, quand et en quelle quantité

Cadencier de commande : décider quoi commander, quand et en quelle quantité
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Un cadencier de commande est un outil de planification du réassort qui vous aide à décider quoi commander, quand et en quelle quantité, à partir de votre demande et de vos délais d’approvisionnement. Dans cet article, nous restons sur ce sens lié à la gestion des stocks, et pas sur d’autres acceptions du mot “cadencier”. L’objectif est de construire une méthode simple, puis de la piloter avec le stock minimum et le stock final pour réduire les risques de rupture et de surstock.

Ce qu'il faut retenir :

🎯 Objectif simple Utilisez un cadencier pour planifier vos commandes en fonction de la demande et des délais, afin de réduire ruptures et surstocks avec une méthode claire et facile à maintenir.
📝 Données clés Recueillez demande moyenne, délai fournisseur, stock disponible et stock minimum pour bâtir un cadencier fiable et pertinent.
📅 Construction simple Choisissez une unité de temps, estimez la demande, posez le délai, définissez un stock minimum, et calculez la quantité à commander en fonction de ces paramètres.
🔄 Ajustements Réajustez la quantité selon les contraintes de colisage, arrondissez si nécessaire, et adaptez la cadence en cas de variations importantes.
📊 Pilotage efficace Suivez le stock minimum et le stock final pour anticiper ruptures ou surstocks, en ajustant la cadence et la quantité si nécessaire.
❓ Fréquence de mise à jour Mettez à jour selon votre rythme de vente, la volatilité des demandes, et la stabilité des délais, avec une fréquence adaptée à votre organisation.
📈 Indicateurs clés Suivez le taux de rupture, la couverture en jours ou semaines, et la rotation pour ajuster votre cadencier et optimiser vos stocks.
💻 Outils simples Un tableur peut suffire pour peu de références, mais la gestion efficace repose surtout sur la fiabilité et la mise à jour régulière des données.
🎯 Avantages Une gestion rigoureuse du cadencier améliore la visibilité, limite ruptures et surstocks, et optimise la trésorerie en commandant plus régulièrement et en adéquation avec la demande.

📝 Un cadencier de commande transforme des ventes et des délais en décisions de réassort fiables

Ici, “cadencier” désigne un cadencier de commande lié au stock : un document ou un outil qui fixe une période de commande et une quantité cible, à partir des ventes ou consommations, des délais fournisseur et de règles de stock. Il aide à convertir ces informations en décisions plus cohérentes, à condition que vos données de stock et de délai soient suffisamment fiables.

Dans la pratique, un cadencier se lit comme une ligne par article, ou parfois par famille, par fournisseur et/ou par entrepôt. Il indique une cadence (par exemple hebdomadaire ou bimensuelle selon votre fonctionnement) et une quantité à commander, avec des ajustements possibles selon vos contraintes. Selon l’organisation, il peut aussi reprendre des informations utiles au pilotage comme le stock disponible, les ventes sur une période et les entrées attendues.

💡 Un cadencier de commande bien conçu repose sur la fiabilité des données de ventes, de délais et de stocks pour prendre des décisions efficaces de réapprovisionnement.

Le format peut rester simple dans un tableur, ou être intégré à un outil de gestion des stocks. Son intérêt dépend surtout de la qualité des données utilisées : ventes correctement enregistrées, délais observés proches des délais annoncés et stock “informatique” proche du stock réel. Si la demande varie fortement, si les délais sont instables ou si l’inventaire est peu fiable, le cadencier reste une base de décision, pas une garantie.

🗓️ Construire un cadencier simple avec la demande, le délai fournisseur et un stock minimum

Pour construire un cadencier exploitable, visez d’abord la simplicité : quelques variables bien tenues valent mieux qu’un modèle trop complexe difficile à maintenir. Une commande cadencée correspond à une commande passée à intervalles réguliers selon une cadence définie, avec des ajustements quand la réalité s’écarte des hypothèses.

La méthode ci-dessous donne une règle pratique pour choisir une période et calculer une quantité. Elle peut varier selon votre périmètre, votre unité de temps et la façon dont vous traitez les commandes en cours et les réceptions partielles.

Les données minimales à réunir pour un cadencier exploitable

Commencez par réunir une base de données courte, mais contrôlable, car la fiabilité des entrées conditionne directement la qualité des décisions. Dans la plupart des cadenciers, on retrouve aussi des informations de contexte comme le fournisseur, le conditionnement et les jours possibles de commande, car ces contraintes peuvent vous obliger à ajuster la quantité calculée.

💡 La simplicité dans la construction du cadencier, en utilisant par exemple des moyennes et des règles pratiques, facilite sa mise en œuvre et son suivi, surtout en début d’utilisation.

Au minimum, vous avez besoin d’une demande moyenne sur une unité de temps, d’un délai d’approvisionnement observé, du stock disponible et d’un stock minimum selon votre convention interne. En plus du stock disponible, il est souvent utile d’indiquer les réceptions attendues (commandes en cours et/ou en transit) pour éviter de surcommander pendant le délai. Si vous constatez des écarts entre stock réel et stock théorique, prévoyez une action de contrôle (inventaire tournant, contrôle de mouvements) avant de figer votre cadence.

Le calcul pratique de la période et de la quantité avec un exemple chiffré court

  1. Fixez l’unité : Choisissez une unité de temps cohérente avec vos ventes (semaine ou jour) et conservez-la partout. Si vos ventes sont irrégulières, calculez une moyenne sur plusieurs périodes et comparez-la à une période récente.
  2. Estimez la demande : Calculez la consommation moyenne sur l’unité choisie à partir de vos sorties (ventes, consommations atelier) et conservez la méthode de calcul. Si une promotion ou une saisonnalité est prévue, ajustez l’hypothèse et gardez une trace de l’ajustement.
  3. Posez délai et cadence : La fréquence de commande se choisit généralement en fonction du délai, mais aussi des contraintes d’achat et de livraison (quantité minimale de commande, franco, jours de commande) et de la stabilité de la demande. Si le délai est variable, appuyez-vous sur un délai observé prudent et vérifiez-le sur vos dernières réceptions.
  4. Définissez le stock minimum : Selon les entreprises, le “stock minimum” correspond soit au seuil de sécurité, soit au seuil d’alerte. L’important est de définir clairement le niveau en dessous duquel vous ne voulez pas descendre pendant le délai d’approvisionnement.
  5. Calculez la quantité : Utilisez une règle pratique en visant la demande sur l’horizon choisi, plus votre stock minimum, puis en retranchant le stock disponible et, si pertinent, les réceptions attendues. Exemple simple sur 1 article : demande moyenne 30 unités par semaine, délai 2 semaines, cadence 1 semaine, stock minimum 20 unités, stock disponible 40 unités, réceptions attendues 0. Besoin visé sur (délai + 1 cycle) = 30 x 3 = 90. Quantité cible = 90 + 20 – 40 = 70 unités.
  6. Ajustez et décidez : Ajustez la quantité selon le colisage, les arrondis et la quantité minimale de commande imposée par le fournisseur. Si l’ajustement augmente fortement le stock final attendu, re-testez la cadence ou répartissez la commande si votre organisation le permet.

📊 Piloter le cadencier avec le stock minimum et le stock final pour éviter ruptures et surstock

Le suivi du stock minimum et du stock final sert surtout à réduire un risque de rupture et de surstock, en ajustant la cadence et les quantités quand la demande, les délais ou les stocks réels s’écartent des prévisions. Pour que ce pilotage reste utile, clarifiez d’abord votre convention : selon les outils et les pratiques, “stock minimum” peut désigner un seuil de sécurité ou un seuil d’alerte, et les règles ne sont pas les mêmes.

Le stock final correspond au stock restant à la fin d’un cycle, après consommation et après prises en compte des réceptions réalisées. Pour tester votre cadencier, projetez un scénario simple : stock disponible + réceptions attendues (si vous les suivez) moins la consommation attendue sur le délai et le cycle. Si le stock final projeté passe sous votre stock minimum, vous pouvez avancer la commande et/ou augmenter la quantité. Si le stock final projeté devient durablement trop élevé, vous pouvez réduire la quantité et/ou espacer.

💡 Inclure des réceptions attendues dans le calcul permet d’éviter la surcommande et d’ajuster la quantité à commander en fonction des arrivages prévus.

La question des “4 niveaux de stock” dépend des organisations et il n’existe pas de nomenclature universelle. Selon les cas, ces “4 niveaux” peuvent renvoyer à des seuils (sécurité, alerte, minimum, maximum) ou à des états (initial, final, sécurité, en transit). Avant d’en tirer des règles, définissez votre référentiel interne et vérifiez où chaque niveau est paramétré dans votre outil ou votre tableur, sinon vous risquez de piloter sur des définitions incohérentes.

❓ FAQ

À quelle fréquence dois-je mettre à jour mon cadencier ?

La fréquence dépend surtout de votre rythme de vente, de la volatilité de la demande et de la fiabilité des délais fournisseur. Vous aurez tendance à mettre à jour plus souvent si vos articles tournent vite, si vos ventes varient fortement ou si vos délais bougent, et plus rarement si la demande est stable et les délais réguliers. Recalibrez après tout changement significatif comme une saisonnalité, une promotion, une nouvelle contrainte de quantité minimale ou des écarts d’inventaire répétés.

Quels indicateurs suivre pour mon cadencier ?

Suivez un taux de rupture pour repérer les articles où la cadence ou le stock minimum sont trop bas, puis ajustez votre fréquence et/ou votre seuil. La couverture de stock en jours ou en semaines vous aide à voir si vous tenez pendant le délai, et la rotation permet d’identifier un surstock potentiel. Ajoutez un suivi des retards fournisseur et des écarts d’inventaire, car ces deux points expliquent souvent pourquoi un calcul “théorique” ne se retrouve pas sur le terrain.

💡 Le suivi du stock final et du stock minimum est essentiel pour ajuster les commandes et prévenir à la fois les ruptures et les surstocks.

Puis-je gérer un cadencier sans logiciel ?

Oui, un tableur simple peut suffire si vous avez peu de références, peu de fournisseurs et un fonctionnement stable. Les limites apparaissent vite si vous avez beaucoup d’articles, plusieurs dépôts, des réceptions partielles ou un besoin d’alertes et de recalculs fréquents. Dans ce cas, l’enjeu principal n’est pas seulement l’outil, mais la capacité à garder des données de stock, de ventes et de délais à jour.

Quels sont les avantages d’une bonne gestion du cadencier ?

Un cadencier à jour améliore généralement la visibilité d’achat et aide à limiter ruptures et surstocks, surtout si les ventes, les délais et l’exactitude des stocks sont correctement suivis. Vous immobilisez souvent moins de trésorerie en commandant de façon plus régulière et plus alignée sur la demande. Le gain reste conditionné par la qualité des données et par votre capacité à corriger le cadencier quand les hypothèses ne tiennent plus.

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