Droit du travail : simule ton préavis et tes indemnités de licenciement

Professionnel RH consultant le Code du travail et des contrats de travail sur un bureau avec lumière naturelle
5/5 - (70 votes)

Le droit du travail encadre chaque étape de la relation salarié-employeur : embauche, exécution du contrat et rupture. En 2026, les salariés cherchent avant tout des réponses concrètes sur leurs droits du travail : quelle est la durée de mon préavis ? À combien s’élèvent mes indemnités de licenciement après 7 ans d’ancienneté ? Où poser une question de droit du travail gratuitement ? Ce simulateur répond aux deux premières questions en 30 secondes ; les sections suivantes couvrent les options de formation en droit du travail et les ressources gratuites disponibles sans frais.

Les droits fondamentaux du salarié en 2026

Le Code du travail pose un socle légal que ni l’employeur ni le salarié ne peuvent supprimer. Les droits les plus fréquemment invoqués :

  • Durée du travail : 35 heures hebdomadaires légales, avec heures supplémentaires majorées à 25 % pour les 8 premières et 50 % au-delà.
  • Congés payés : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours annuels. Depuis la loi DDADUE d’avril 2024, les arrêts maladie ouvrent également des droits à congés.
  • Protection contre le licenciement : tout licenciement doit reposer sur une cause réelle et sérieuse, précédé d’un entretien préalable obligatoire et notifié par lettre recommandée.
  • SMIC : plancher salarial revalorisé chaque 1er janvier, auquel aucune convention collective ne peut déroger à la baisse.

Le statut cadre ouvre un régime de forfait jours et des indemnités de licenciement souvent supérieures au minimum légal. Au sein de l’entreprise, le CSE joue un rôle de vigie : il accède aux données sociales via la base de données économique, sociale et environnementale (BDESE) et peut alerter en cas de non-respect des droits collectifs.

Simulateur : préavis et indemnités de licenciement

Saisis ton salaire brut mensuel et ton ancienneté pour obtenir instantanément ta durée de préavis légale et l’estimation de tes indemnités (base Code du travail, hors convention collective). Le résultat s’affiche pendant la saisie.

Formation en droit du travail : les parcours disponibles en 2026

La formation en droit du travail s’adresse aux représentants du personnel, aux gestionnaires RH, aux managers et aux salariés souhaitant maîtriser leurs droits face à l’employeur.

Via le CPF, plusieurs certifications en droit social ou en droit des contrats de travail figurent sur moncompteformation.gouv.fr. Ces formations certifiantes couvrent les fondamentaux du Code du travail, la gestion des ruptures de contrat et la négociation collective. Les organismes Elegia, Lamy Formation ou Francis Lefebvre Formation proposent aussi des sessions courtes d’un à trois jours, finançables sur le budget de formation de l’entreprise. Point important : depuis le 2 mai 2024 (décret n°2023-1122 du 28 novembre 2023), tout actif en emploi doit acquitter un reste à charge minimum de 100 euros pour toute formation financée via moncompteformation.gouv.fr. Les demandeurs d’emploi et les salariés dont la formation est prescrite par France Travail sont exemptés de cette participation.

Pour les élus du CSE, deux droits à formation existent, distincts du CPF, mais avec des règles de financement qu’il est essentiel de ne pas confondre :

  • Formation économique (jusqu’à 5 jours par mandat, art. L2315-63 du Code du travail) : les frais pédagogiques sont imputés sur le budget de fonctionnement du CSE, et non sur le budget de l’employeur. Le salaire de l’élu est néanmoins maintenu par l’employeur pendant la durée de la formation.
  • Formation santé, sécurité et conditions de travail (SSCT) (3 à 5 jours selon l’effectif, art. L2315-18 du Code du travail) : celle-ci est intégralement prise en charge par l’employeur, frais pédagogiques agréés et salaire maintenus inclus.

Ces deux formations couvrent le droit du travail appliqué aux attributions du CSE : consultation, expertise, négociation d’accords collectifs et exercice des droits d’alerte.

Poser une question de droit du travail gratuitement

Avant de mandater un avocat, plusieurs ressources permettent d’obtenir une réponse fiable sur les droits du travail sans frais.

Les DREETS (Directions Régionales de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités) assurent un service de renseignements accessible en ligne ou par téléphone via les inspections du travail régionales. Le portail service-public.fr centralise les réponses officielles sur les congés, le licenciement et les contrats spécifiques comme les contrats d’insertion (CDDI) ou la rupture conventionnelle.

Les syndicats et les maisons de justice : CGT, CFDT, FO et UNSA tiennent des permanences juridiques gratuites pour leurs adhérents, souvent hebdomadaires. Les maisons de justice et du droit (MJD) accueillent salariés et employeurs sans rendez-vous ni adhésion préalable, pour des questions courantes en droit du travail.

Le Défenseur des droits intervient spécifiquement en cas de discrimination, de harcèlement ou d’inégalité salariale : saisine gratuite et confidentielle sur defenseurdesdroits.fr. En cas de litige constitué, le Conseil de Prud’hommes reste la voie contentieuse de référence, sans avocat obligatoire en première instance et avec une procédure accessible à tout salarié.

Retour en haut